Au Togo, le droit à la nationalité est garanti par la Constitution. Celle-ci reconnaît la nationalité togolaise à toute personne née de père et/ou de mère togolais. Mais dans la pratique, l’obtention des documents nécessaires pour faire valoir ce droit continue de susciter des débats.
Pour établir sa nationalité, le demandeur doit notamment se munir d’un certificat d’origine. Ce document est délivré par les autorités traditionnelles, avec l’appui des forces de police et de gendarmerie des localités d’origine. Un arrêté interministériel, le n° 08/MJ/MATDCL du 30 avril 2008, fixe le coût de ce certificat à 15 000 francs CFA.
Un montant que juge excessif le Mouvement Martin Luther King (MMLK). Dans une récente prise de position, l’organisation de défense des droits de l’homme estime que « ce à quoi l’on a droit doit être accessible à toutes les bourses ». Selon elle, le coût actuel constitue un frein pour de nombreux citoyens, notamment les plus modestes, qui souhaitent faire reconnaître leur nationalité.
Le MMLK plaide ainsi pour une réduction « substantielle et raisonnable » des frais, proposant de ramener le montant de 15 000 à 5 000 francs CFA. L’organisation considère qu’une telle mesure permettrait de faciliter l’accès à un droit fondamental, tout en allégeant la charge financière pesant sur les familles.
Par ailleurs, le Mouvement dit constater avec regret la perception de frais complémentaires par certaines structures impliquées dans la délivrance du certificat. Des pratiques qui, selon lui, alourdissent indûment la facture des demandeurs et ne respectent pas les dispositions de l’arrêté ministériel en vigueur.
Dans ce contexte, le MMLK salue les communiqués publiés par les préfets de Vo et d’Agou, rappelant à l’ordre les agents et intermédiaires impliqués dans des pratiques assimilées à du racket. L’organisation y voit un signal positif en faveur du respect des textes et de la protection des citoyens.
Enfin, le Mouvement appelle les concitoyens à la vigilance. Il les invite à dénoncer les démarcheurs mal intentionnés et cupides, afin de contribuer à mettre fin aux abus et à garantir un accès équitable à la nationalité togolaise, droit consacré par la Constitution.
