Les autorités togolaises ont officiellement démenti, ce jeudi, les informations faisant état de la présence du lieutenant-colonel béninois Pascal Tigri à Lomé, dans le contexte de la récente tentative de coup d’État au Bénin.
Depuis plusieurs jours, des rumeurs circulaient dans certains médias et sur les réseaux sociaux affirmant que l’officier, considéré comme le principal instigateur de la mutinerie avortée à Cotonou, aurait trouvé refuge dans un quartier résidentiel de la capitale togolaise.
Interrogée, une source gouvernementale togolaise a déclaré que Lomé n’a reçu aucune notification officielle de la part de Cotonou, ni d’Interpol, concernant l’arrivée du militaire sur le territoire national.
« À ce stade, nous n’avons aucune information ni confirmation selon laquelle le lieutenant-colonel Tigri se trouverait au Togo », a fait savoir un responsable de la présidence togolaise sous couvert d’anonymat. « Le gouvernement ne commente pas des spéculations. »
Cette mise au point intervient après que plusieurs responsables béninois ont déclaré publiquement que Pascal Tigri aurait traversé la frontière pour se mettre à l’abri au Togo, affirmations relayées par plusieurs sites d’information.
Du côté béninois, les autorités ont annoncé travailler à l’émission d’une notice rouge afin de faciliter l’arrestation et l’extradition du militaire, dont la traque a été intensifiée après la tentative de putsch.
Cependant, aucune demande formelle n’a pour l’instant été adressée au gouvernement togolais, selon une source sécuritaire à Lomé.
La situation reste délicate dans un contexte régional marqué par une montée des tensions politiques et sécuritaires. Le Togo, qui entretient des relations étroites avec son voisin béninois, se montre prudent face aux déclarations contradictoires et appelle à éviter la propagation d’informations non vérifiées.
Pour l’heure, l’endroit où se trouve le lieutenant-colonel Tigri demeure inconnu, alimentant de nombreuses spéculations. Lomé, de son côté, insiste : le Togo n’abrite pas l’officier recherché — ou du moins, rien ne permet de l’affirmer.
