Du 25 au 29 mai 2026, l’Organisation internationale du sucre (OIS) a accueilli sa 68e session à Diani, au Kenya. La direction des échanges a été assurée par M. Jude Chesire, président de l’Autorité de régulation du sucre du Kenya, avec la participation effective de S.E.M. Kithure Kindiki, vice-président de la République du Kenya.
Institution fondée en 1968, l’Organisation internationale du sucre constitue un organisme intergouvernemental chargé de gérer les principaux accords internationaux relatifs au sucre, dont le plus récent s’appliquant actuellement est l’ »Accord international sur le sucre de 1992″. Parmi ses responsabilités figurent, entre autres, la promotion des échanges et de la consommation de sucre, l’observation des tendances du marché mondial et l’appui aux orientations sucrières des États membres.
Durant cette session, le directeur exécutif de l’Organisation a présenté son rapport portant sur les activités du Comité d’évaluation du marché, de la consommation et des statistiques. Par ailleurs, le délégué de la Côte d’Ivoire, agissant en tant que président du Comité de sélection chargé du recrutement du futur directeur exécutif de l’OIS, a fait le point sur l’avancement des travaux de ce comité devant les membres du Conseil.
Implantée à Londres, l’Organisation internationale du sucre fédère 85 États membres correspondant à environ 85 % de la production mondiale de sucre, 64 % de la consommation mondiale, 93 % des exportations mondiales et 37 % des importations mondiales.
À la tête de la délégation ivoirienne se trouvait l’ambassadeur Aly Touré. Vice-président du Conseil de l’OIS, il préside aussi le Comité de sélection du futur directeur exécutif, dirige le Groupe de travail consacré au développement du sucre en Afrique et fait partie du Comité administratif de l’Organisation. Par ailleurs, il assure la fonction de représentant permanent de la Côte d’Ivoire auprès des organisations internationales des produits de base.
Lors des séances prévues par les statuts, le Groupe de travail sur le développement du sucre en Afrique s’est réuni pour mettre au point un plan d’action visant à consolider et à actualiser le secteur sucrier sur le continent africain.
Il faut rappeler que cette implication constitue une seconde occasion pour le diplomate ivoirien de tenir un rôle majeur au sein de cette organisation internationale : après avoir été vice-président du Conseil de 2018 à 2019, puis président de 2019 à 202.
La position clef qu’occupent aujourd’hui la Côte d’Ivoire et le Kenya dans les instances de pilotage de l’Organisation internationale du sucre traduit la reconnaissance de la vitalité et de la mobilisation de l’Afrique dans la gouvernance mondiale du secteur, ainsi que dans la promotion d’une économie sucrière durable.

