Le Président du Conseil du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé, participe depuis lundi à Luanda, en Angola, au 7ᵉ Sommet Union européenne – Union africaine (UE-UA), un rendez-vous diplomatique majeur placé sous le thème : « Promouvoir la paix et la prospérité grâce à un multilatéralisme effectif ».
Ce sommet marque une nouvelle étape dans les relations birégionales, à l’heure où l’Afrique et l’Europe cherchent à redéfinir leurs coopérations face à des défis mondiaux multiples : sécurité, gouvernance, transition énergétique, mobilité, commerce et intégration économique.
Dans son intervention, Faure Gnassingbé a salué la tenue du sommet à un moment charnière, alors que le système international traverse une phase de recomposition profonde. Il a appelé à un multilatéralisme modernisé, plus juste dans la prise de décision et plus efficace dans la gestion des crises contemporaines.
Le dirigeant togolais a insisté sur la nécessité de « renforcer les mécanismes de concertation entre l’Afrique et l’Europe pour relever ensemble les défis globaux », plaidant pour une voix africaine plus audible au sein des institutions internationales.
Le Président du Conseil a également mis en avant les efforts du Togo dans la promotion de la paix régionale, soulignant que la lutte contre les menaces sécuritaires, notamment dans la sous-région ouest-africaine, nécessite une coopération transcontinentale soutenue.
Il a défendu l’idée d’une stratégie UE-UA « cohérente, durable et mieux financée » pour répondre aux crises au Sahel, dans le Golfe de Guinée et dans l’ensemble du continent. Selon lui, les instruments de développement doivent aller de pair avec les initiatives de sécurité afin de traiter les causes profondes des conflits.
Au cours des différents panels, Faure Gnassingbé a plaidé pour un partenariat rééquilibré dans les domaines du commerce et de l’investissement, de la transition numérique, des infrastructures, de l’énergie et de la résilience climatique.
Le Togo, engagé dans une stratégie de transformation économique portée par les réformes logistiques, portuaires, agricoles et industrielles, souhaite renforcer les partenariats avec l’Union européenne, l’un de ses principaux partenaires économiques.
Il a également appelé à une amélioration de la mobilité entre les deux continents, tout en soutenant des mécanismes légaux mieux structurés pour répondre aux enjeux migratoires.
Les travaux de Luanda ont réuni des chefs d’État et de gouvernement, des responsables institutionnels des deux unions ainsi que plusieurs acteurs diplomatiques et économiques.
Au terme des échanges, les deux parties devraient adopter une déclaration commune définissant les priorités pour les prochaines années.
Pour Faure Gnassingbé, ce sommet constitue une opportunité décisive pour consolider un partenariat plus opérationnel. Le Togo entend y jouer pleinement sa partition en promouvant un dialogue fondé sur la stabilité, la solidarité et le progrès partagé.
