L’hépatite, qu’elle soit de type A, B, C ou d’origine toxique, est une inflammation du foie. Elle résulte le plus souvent d’une infection virale, mais peut également être causée par une consommation excessive d’alcool, la prise de certains médicaments ou l’exposition à des produits chimiques. Parmi les différentes formes existantes — A, B, C, D et E — les hépatites virales demeurent les plus fréquentes.
Deux grandes catégories d’hépatites
Les hépatites virales
Elles sont provoquées par des virus spécifiques. Dans les pays développés, les virus A, B et C représentent à eux seuls près de 90 % des cas d’hépatite aiguë. Les virus D, E et G peuvent également entraîner la maladie, bien que de manière moins courante.
Les hépatites non virales
Elles résultent principalement d’une intoxication du foie due à l’alcool, à certains médicaments ou à des substances chimiques. D’autres affections hépatiques, telles que la stéatose hépatique (communément appelée « foie gras ») ou l’hépatite auto-immune — une inflammation chronique dont l’origine reste mal comprise — peuvent aussi être en cause.
Une maladie longtemps silencieuse
L’hépatite est souvent surnommée le « tueur silencieux », car elle peut évoluer pendant des années sans provoquer de symptômes évidents. Lorsqu’elle se manifeste, la phase aiguë ressemble parfois à une simple grippe : fièvre, fatigue, douleurs musculaires, nausées ou maux de tête.
Une situation préoccupante au Togo
Le Togo figure parmi les pays les plus touchés par les hépatites. Selon la Ligue togolaise de lutte contre les hépatites, la prévalence atteint environ 15 % de la population, et grimpe jusqu’à 35 % dans les régions du nord. Cette situation alarmante reste encore trop méconnue du grand public. Face à cette réalité, les professionnels de santé et les associations plaident pour la mise en place d’un programme national de prévention et de dépistage renforcé.
Des modes de transmission à connaître
Les hépatites virales se transmettent facilement, souvent de la même manière que le VIH : lors de rapports sexuels non protégés, par contact avec du sang contaminé, ou encore par l’échange d’objets personnels souillés (rasoirs, seringues, etc.). Pour se prémunir, il est essentiel de pratiquer le sexe protégé, d’éviter tout contact avec le sang, de limiter la consommation d’alcool, et surtout, de se faire vacciner. La vaccination reste à ce jour le moyen le plus sûr et le plus efficace de prévention.
La vaccination, une arme décisive
Le docteur Oumorou Mohamed Moustapha, médecin-chef du CHP de Djarkpanga, insiste :
« La vaccination est le moyen le plus efficace pour prévenir les hépatites. Elle permet à l’organisme de développer une immunité durable. Une personne vaccinée est protégée : si le virus pénètre dans le corps, il est immédiatement neutralisé. »
