Rita Têlé Mensah-Amendah a vu le jour le 24 décembre 1940 0 Dakar au Sénégal d’un père technicien mécanicien et d’une mère sage femme. Au terme de ses études effectuées à Lomé et Sokodé au Togo, Cotonou au Bénin et à Montigny-Les Metz en France sanctionnées par une Licence ès Lettres, un DES et une Licence d’Anglais, elle a démarré une carrière d’enseignante de littérature aux Lycées de Sokodé et de Tokoin à Lomé.
Elle également donné des cours de français de spécialité au Village du Bénin, les techniques de composition de Lettres modernes à l’Université de Lomé et à l’Ecole Supérieure de Secrétariat de Direction (ESSD) avant de jouir de ses droits à la retraite en 1996.
Rita Têlé Mensah-Amendah a été productrice et réalisatrice de l’émission « A la découverte des écrivains » à Radio –Lomé et occupé le poste de Secrétaire générale de l’Association des Professeurs de Français du Togo. Dans le cadre de la réforme de l’enseignement au Togo, elle a également contribué dans l’élaboration des manuels de Français au Lycée (littérature française et littérature africaine).

Membre fondatrice en 1992 du Groupe de Réflexion et d’action Femme, Démocratie et Développement (GF2D), elle en a piloté le Centre de Recherche d’Information pour la Femme (CRIFF) qui est un organe d’exécution des programmes de ladite association avec la publication en 1999 du « Guide juridique de la femme togolaise » et du « Manuel d’information et de sensibilisation sur les violences basées sur le genre » en 2002.
Ecrivaine, elle est l’auteure « Mosaïques Africaines » qui explore le statut de la femme, en touchant des questions telles que l’égalité des sexes, l’infidélité masculine et les relations conflictuelles (paru en 2003 chez L’Harmattan) et « Fleur Vive », un recueil de poèmes, sorti en 2020 chez Graines de pensées à Lomé.
Décédée le 17 décembre 2025 à Lomé dans sa 85èannée, l’universitaire Rita Têlé Mensah –Amendah est « une enseignante exceptionnelle, très géante par ses connaissances. Elle a tout donné pour un enseignement de qualité ». Aux dires d’une de ses anciennes élèves au Lycée de Tokoin, elle laisse dans la mémoire collective, « l’image d’une femme de rigueur que camoufle son éternel sourire »© Ekoué Satchivi
