Fruit tropical à la saveur acidulée caractéristique, le tamarin occupe une place de choix dans les pharmacopées traditionnelles et les habitudes alimentaires de nombreuses régions d’Afrique et d’Asie. Riche en fibres, minéraux et composés antioxydants, il est apprécié pour ses multiples bienfaits sur la santé. Mais sa consommation est déconseillée chez les femmes enceintes au cours du premier trimestre, selon plusieurs témoignages recueillis sur les marchés de Lomé.
Grâce à sa teneur élevée en acide tartrique, en potassium et en fibres, le tamarin est réputé pour ses propriétés laxatives naturelles. Il favorise le transit intestinal et contribue à atténuer la constipation chronique.
Le fruit stimule également la production de bile et participe à la régulation des fonctions gastriques. Consommé en infusion ou en jus après les repas, il peut faciliter la digestion. Certaines femmes l’utilisent par ailleurs pour soulager les nausées du début de grossesse, en raison de son goût acidulé.
Les feuilles et la pulpe de tamarin sont reconnues pour leurs vertus antiseptiques et antimicrobiennes. Utilisées en infusion, en décoction ou en application locale, elles interviennent dans le traitement traditionnel des infections urinaires, des inflammations cutanées, des dermatoses ou encore des petites plaies.
Riche en composés bioactifs comme le limonène et le géraniol, le tamarin contribue à la régénération cutanée. En usage externe, la pulpe est appliquée sur certaines lésions pour favoriser la cicatrisation. Sa richesse en antioxydants participe également à la protection de la peau contre les agressions extérieures.
Le tamarin contient des phytonutriments et des polyphénols aux propriétés antioxydantes. Ces substances aident à lutter contre le stress oxydatif, responsable du vieillissement cellulaire. Selon les savoirs traditionnels, le fruit soutiendrait également la fonction hépatique en protégeant les cellules du foie contre les dommages causés par les radicaux libres.
Une consommation régulière pourrait contribuer à l’équilibre lipidique. Les flavonoïdes et polyphénols présents dans le tamarin participeraient à la diminution du cholestérol LDL, dit « mauvais cholestérol », et à l’augmentation du HDL, considéré comme protecteur. Ce mécanisme réduirait les risques d’athérosclérose et de maladies cardiovasculaires.
Malgré ces atouts, la consommation de tamarin est déconseillée chez les femmes enceintes durant les trois premiers mois de grossesse.
« Je recommande vivement aux femmes qui viennent d’apprendre qu’elles sont enceintes d’éviter le jus de tamarin pendant le premier trimestre. Cela pourrait provoquer des saignements », affirme une commerçante spécialisée en plantes médicinales, active depuis plus de trente ans.
Au marché d’Hédranawé, à Lomé, une femme témoigne avoir perdu sa grossesse après avoir consommé du jus de tamarin alors qu’elle était enceinte de deux mois.
« J’avais une envie particulière d’un jus à saveur ocre. J’ai préparé du jus de tamarin et je l’ai bu le soir. Dans la nuit, j’ai ressenti des douleurs au bas-ventre. Le lendemain, j’ai constaté des saignements qui se sont poursuivis jusqu’à la perte de ma grossesse », confie-t-elle.
Avec sa saveur acidulée, le tamarin reste couramment utilisé pour atténuer les nausées et les malaises matinaux. Toutefois, en l’absence de consensus scientifique clair sur ses effets au début de la grossesse, la prudence est de mise.
Les spécialistes recommandent aux femmes enceintes de demander l’avis d’un professionnel de santé avant toute consommation régulière de plantes ou de préparations traditionnelles, même réputées naturelles.
