La Côte d’Ivoire prend un rôle central dans le processus de désignation du prochain dirigeant de l’Organisation internationale du sucre (OIS). Le diplomate ivoirien Aly Touré a présidé mercredi 4 mars la première réunion du Comité de sélection chargé d’identifier le futur Directeur exécutif de l’institution.

Nommé en juillet 2025 à la tête de ce comité stratégique, le Représentant permanent de la Côte d’Ivoire auprès des organisations internationales de produits de base a dirigé cette rencontre inaugurale, qui marque le lancement officiel des travaux devant conduire à l’élection du prochain responsable de l’organisation.

Le Comité de sélection réunit douze membres représentant différentes régions du monde : la Côte d’Ivoire, l’Argentine, l’Australie, le Brésil, la République dominicaine, l’Eswatini, l’Union européenne, le Honduras, l’Inde, le Kenya, le Nigeria et la Tanzanie.

La désignation du diplomate ivoirien à la présidence du comité s’appuie sur son expérience au sein de l’organisation. Depuis novembre 2022, Aly Touré dirige en effet le groupe de travail consacré au développement de l’industrie sucrière en Afrique.

Lors de la 67ᵉ session du Conseil de l’OIS, en novembre 2025, il a également été élu vice-président du Conseil et membre du Comité administratif. Entre 2018 et 2020, il avait déjà occupé successivement les fonctions de vice-président puis de président du Conseil de l’organisation.

Sa nomination à la présidence du comité de sélection a été proposée par l’ambassadeur José Augusto Andrade , représentant du Brésil – premier producteur mondial de sucre – et soutenue par Ivan Romero , ambassadeur du Honduras et doyen du corps diplomatique. Elle a ensuite été approuvée à l’unanimité par les membres.

Dès l’ouverture des travaux, le diplomate ivoirien a présenté la vision stratégique de la Côte d’Ivoire pour une économie sucrière plus durable. Il a rappelé que depuis 2021, l’État ivoirien a mis en place un contrat-plan de cinq ans avec les entreprises sucrières afin de renforcer la compétitivité du secteur, d’atteindre l’autosuffisance en sucre et de garantir des prix stables pour les industriels comme pour les ménages, dans un contexte marqué par la lutte contre la cherté de la vie.

« La Côte d’Ivoire souhaite tirer parti des réussites en matière de développement durable dans l’industrie du sucre des autres membres, ainsi que des opportunités de collaboration facilitées par l’OIS », a déclaré le nouveau vice-président du Conseil.

Fondée en 1968 pour administrer les accords internationaux sur le sucre, l’Organisation internationale du sucre joue aujourd’hui un rôle clé dans l’analyse du marché mondial, la promotion du commerce et la coordination des politiques nationales du secteur.

Basée à Londres, l’institution compte 85 États membres qui représentent environ 85 % de la production mondiale de sucre, 64 % de la consommation, 93 % des exportations et 37 % des importations.

Membre de l’organisation depuis le 23 mars 1993, la Côte d’Ivoire participe activement aux travaux de l’OIS et aux initiatives visant à renforcer la coopération internationale dans l’industrie sucrière.

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