À 55 kilomètres au nord de Lomé, dans le village de Lili Copé, préfecture de Zio, une visite porteuse d’espoir. Marilyne Cottin, citoyenne française et directrice de l’association La Part du Colibri, s’est rendue sur place aux côtés du prothésiste Daniel Eza. Objectif : rencontrer Djato Koffi Gros, 14 ans, élève en classe de CE2, amputé de la jambe droite.

Le drame remonte au 12 janvier 2024. Ce jour-là, un cocotier s’effondre brutalement. L’adolescent reste plusieurs heures au sol avant d’être secouru par ses parents. Faute de moyens financiers, la famille se tourne d’abord vers un guérisseur traditionnel. Mais l’état du pied se dégrade rapidement. Une ONG basée à Amakpapé permettra finalement la prise en charge médicale et l’amputation.

Touché par cette histoire, Daniel Eza – lui-même amputé fémoral et président de l’association KWA Togo – décide d’agir. Informé du cas de Djato Koffi, il alerte KWA France (Keep Walking Association) et mobilise son réseau. Marilyne Cottin, qui l’a rencontré il y a un an, prend alors contact avec l’organisation pour obtenir les pièces nécessaires à la fabrication d’une prothèse.

En attendant, la responsable associative a tenu à se déplacer pour remettre au jeune garçon des béquilles adaptées. Jusqu’ici, l’adolescent se déplaçait à l’aide de simples morceaux de bois. Grâce au soutien logistique de La Part du Colibri, la prothèse a déjà été confectionnée dans l’atelier de Daniel Eza, à Akato, dans la périphérie nord-ouest de Lomé.

Prochaine étape : la rééducation. Djato Koffi Gros doit bientôt rejoindre la capitale togolaise pour entamer ses séances et apprendre à marcher avec sa nouvelle prothèse.

« J’invite toutes les bonnes volontés à rejoindre La Part du Colibri pour offrir un sourire à ceux qui en ont le plus besoin », a déclaré Marilyne Cottin.

Active au Togo, l’association n’en est pas à sa première initiative. Elle accompagne des enfants démunis et orphelins, notamment à travers la prise en charge des frais de scolarité et la fourniture de matériel scolaire. Des aides financières sont également proposées à certains parents pour développer de petites activités commerciales.

