La scène a choqué plus d’un. Un vieil homme de plus de 80 ans, malade et propriétaire d’une parcelle acquise depuis le 12 mai 1979 d’une superficie de 11 ares 43 centiares, a été expulsé de son domicile par un cabinet d’huissier assisté de gros bras. L’expulsion a laissé le vieil homme sans abri, livré à lui-même.
L’alerte a été donnée par le Pasteur Edoh Komi, président du Mouvement Martin Luther King (MMLK), qui dénonce une violation flagrante des droits humains. Selon ses déclarations, l’homme, affaibli par l’âge et la maladie, n’a bénéficié d’aucune mesure d’accompagnement ni d’alternative de relogement.
« Comment peut-on mettre dehors un vieillard de plus de quatre décennies de possession paisible de son bien, sans ménagement, comme un simple délinquant ? », s’est indigné Pasteur Komi, appelant à une réaction urgente des autorités.
Cette affaire soulève de vives interrogations sur la sécurité foncière au Togo et la protection des personnes vulnérables face aux procédures judiciaires. Plusieurs témoins affirment que l’opération a été menée de manière musclée, sans considération pour l’état de santé du vieil homme.

Le Mouvement Martin Luther King exige la réintégration immédiate du vieil homme dans son domicile, l’ouverture d’une enquête indépendante sur les conditions de l’expulsion et la mise en place de garanties juridiques pour éviter que des citoyens âgés ou malades ne subissent de telles violences.
Cette expulsion, qui touche à la fois au droit de propriété et à la dignité humaine, pourrait devenir un symbole de lutte contre les injustices foncières et les abus d’autorité dans le pays.
