Gilbert Bawara s’est voulu pédagogue. Le ministre des Relations avec le Parlement et les Institutions de la République a détaillé lundi, les contours et les mécanismes des nouvelles institutions prévues par la Ve République au Togo. Une communication effectuée dans le cadre du Cadre Permanent de Concertation (CPC), à l’occasion de la 26ᵉ session de cette instance consultative, réunie à Lomé.
Lors de cette rencontre, Gilbert Bawara a apporté des éclairages sur l’état d’avancement des textes encadrant les institutions issues de la nouvelle architecture constitutionnelle. Face aux membres du CPC, le ministre a insisté sur la progression des travaux réglementaires et sur les prochaines étapes du processus.
« J’ai eu l’opportunité d’échanger avec les membres du CPC concernant l’état général des institutions de la République, hormis les grandes institutions que nous connaissons, notamment le niveau d’adoption des textes qui régissent ces institutions de la République et les dispositions qui seront prises dans les prochains jours. Ceci, afin de procéder à la désignation des membres de ces institutions. […] Dès lors que les textes existent, nous pouvons, de manière progressive, entamer la mise en place de leurs membres. […] Nous continuerons à être disponibles pour faire l’état d’avancement dans le processus de mise en œuvre de ces institutions ».
Par cette déclaration, le ministre met en avant une approche graduelle, conditionnée par l’adoption préalable des textes d’application. Une séquence jugée essentielle pour garantir la cohérence juridique et institutionnelle de la réforme.
Les échanges ont notamment porté sur la structuration des nouvelles institutions et sur les mécanismes de désignation de leurs membres. Le gouvernement entend privilégier une mise en place progressive, alignée sur la disponibilité des cadres réglementaires.
Cette démarche vise à sécuriser le fonctionnement des organes constitutionnels tout en évitant toute précipitation dans leur opérationnalisation.
Le Cadre Permanent de Concertation, espace de dialogue entre acteurs politiques et institutionnels, poursuit ainsi son rôle d’interface dans la dynamique des réformes. Les discussions de cette 26ᵉ session traduisent la volonté des autorités de maintenir un dialogue ouvert autour des évolutions institutionnelles.
Le ministre Gilbert Bawara a, pour sa part, réaffirmé la disponibilité du gouvernement à informer régulièrement les parties prenantes sur l’évolution du processus.
