La Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK) célèbre ses six années d’existence sur la scène politique togolaise. À cette occasion, les responsables de ce regroupement de partis politiques et d’organisations de la société civile ont présenté le bilan de six ans d’activités et d’engagement. Dans le même temps, la Dynamique a procédé à la publication de la Charte Citoyenne Togolaise de Révolution Pacifique (CCTRP), un document présenté comme un cadre d’orientation pour l’action citoyenne et politique.


Créée le 28 décembre 2019 à Bruxelles autour de feu Monseigneur Philippe Fanoko Kpodzro, ancien archevêque de Lomé et figure historique de la vie politique togolaise, la DMK se présente comme une dynamique citoyenne engagée pour la défense de la souveraineté populaire et la restauration des institutions démocratiques. Six ans après sa naissance, le mouvement revendique une action continue marquée par la résistance politique, l’organisation territoriale et la mobilisation citoyenne, tant à l’intérieur du pays qu’au sein de la diaspora.


A travers une rencontre avec la presse, les responsables de la DMK ont rendu hommage à leurs leaders disparus, notamment Monseigneur Kpodzro et Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo, ancien Premier ministre et candidat de la dynamique à l’élection présidentielle de février 2020, décédé en exil. Selon la DMK, ces disparitions n’ont pas entamé la détermination du mouvement, qui affirme avoir consolidé sa structuration nationale et internationale au fil des années.
Le bilan présenté fait état d’actions de sensibilisation citoyenne, de mobilisation pacifique et de mise en place de coordinations régionales, préfectorales et communales sur l’ensemble du territoire. La DMK met également en avant son travail doctrinal, notamment à travers le Manifeste de refondation éthique et souveraine du Togo (REST), qu’elle considère comme un cadre de réflexion pour une gouvernance alternative.


Sur le plan politique, la dynamique réaffirme sa lecture du scrutin présidentiel de 2020 et la légitimité du gouvernement togolais en exil qu’elle soutient. Elle dresse par ailleurs un tableau critique de la gouvernance actuelle du pays, évoquant la pauvreté persistante, l’endettement public et la dégradation des conditions de vie des populations.


Moment central de la conférence de presse, le lancement officiel de la Charte citoyenne togolaise de révolution pacifique (CCTRP) marque, selon les responsables de la DMK, une nouvelle phase de leur engagement. Ce document se veut un outil d’orientation pour l’action citoyenne non violente, appelant les Togolais à s’impliquer dans une dynamique de changement pacifique, fondée sur la responsabilité individuelle et collective.


À travers cette charte, la DMK entend renforcer la mobilisation populaire et encourager une participation active des citoyens à la vie publique, tout en insistant sur le caractère pacifique de son combat. Le mouvement appelle enfin les forces vives du pays, la jeunesse, la diaspora, les partenaires internationaux et les femmes à accompagner ce qu’il présente comme une marche vers une « République nouvelle ».

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