vendredi, 18 septembre 2026

La coopération entre pays producteurs de matières premières agricoles était au centre d’une rencontre diplomatique à Londres. L’ambassadeur de Côte d’Ivoire auprès des organisations internationales des produits de base, Aly Touré, a reçu jeudi 20 août son homologue brésilien, Nauro Furlan, récemment nommé représentant permanent du Brésil au Royaume-Uni.

Accompagné de son collaborateur Rodrigo Ponciano, le diplomate brésilien est venu échanger avec la partie ivoirienne sur plusieurs dossiers liés au café, au cacao et au sucre. La rencontre intervient alors que plusieurs échéances internationales sont prévues en septembre prochain.

Les discussions ont notamment porté sur les prochaines réunions de l’Organisation internationale du Café et de l’Organisation internationale du Sucre. Les deux diplomates ont également abordé les enjeux liés à la durabilité des chaînes de production agricoles et à la place des pays producteurs dans les instances internationales.

Pour la Côte d’Ivoire, l’objectif est de promouvoir une approche fondée sur la concertation entre les différents acteurs et sur la recherche de solutions communes. Abidjan entend ainsi poursuivre ses efforts en faveur d’un modèle plus durable pour les filières agricoles.

Au cours des échanges, Aly Touré a présenté les principales réformes engagées dans le secteur ivoirien du café-cacao. Il a également exposé les mesures mises en place pour redynamiser la production de café, notamment à travers le programme de relance de la caféiculture conduit par le Conseil du Café-Cacao.

La question de la valorisation du café a occupé une place importante dans les discussions. Pour le représentant ivoirien, les pays producteurs doivent aller au-delà de la seule production et renforcer leurs capacités en matière de promotion, de transformation et de consommation.

Le secteur privé doit, selon lui, jouer un rôle central dans cette évolution, conformément aux orientations prévues par l’Accord international de 2022 sur le café.

Autre sujet évoqué : le niveau des cours du robusta sur les marchés internationaux. Sur ce dossier, l’expérience brésilienne en matière de développement de la consommation et de transformation du café intéresse particulièrement la Côte d’Ivoire.

Abidjan souhaite notamment pouvoir s’appuyer sur l’expertise brésilienne pour développer des initiatives consacrées à la durabilité de la filière. La Côte d’Ivoire, qui figure parmi les principaux producteurs africains de café, voit dans cette coopération un moyen de renforcer les perspectives de développement du secteur.

Les échanges ont enfin porté sur l’Organisation internationale du Cacao, dont le Brésil est membre. Les deux représentants ont examiné les dossiers actuellement suivis par cette organisation ainsi que les possibilités de renforcer la coopération entre Abidjan et Brasilia dans le domaine du cacao.

À travers cette rencontre, les deux pays affichent leur volonté de maintenir le dialogue sur les grands enjeux qui touchent les marchés du café, du cacao et du sucre. Une coopération appelée à prendre davantage d’importance alors que les questions de durabilité, de transformation locale et de rémunération des producteurs occupent une place croissante dans les débats internationaux.

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