jeudi, 17 septembre 2026

Il est encore tôt à Gbandidi, dans la préfecture du Bas-Mono. Le village s’éveille progressivement au rythme d’une journée pas comme les autres. Après plusieurs semaines de vacances, les rues retrouvent les petits écoliers, leurs sacs sur le dos et, sur les visages, un mélange d’excitation, de curiosité et parfois de timidité.

Dans les maisons, les préparatifs ont commencé il y a quelques jours. Uniformes lavés et soigneusement rangés, chaussures nettoyées, sacs d’écolier préparés : tout est prêt pour le grand retour en classe.

Chez les Disseh-ABALO, le réveil sonne plus tôt que d’habitude. Jojovi, élève en classe de CP2, ne se fait pas prier pour sortir du lit. Ce matin, l’école est au centre de toutes ses pensées.Rapidement lavé et habillé de sa tenue scolaire kaki, chemise et culotte, le jeune garçon enfile ses chaussures de sport et prend son joli sac bleu.

Son visage laisse deviner son impatience. Il a hâte de découvrir sa nouvelle classe, de retrouver ses camarades et surtout de faire connaissance avec ses nouveaux amis.Quelques minutes plus tard, Jojovi franchit la porte de la maison. Pas besoin de voiture, ni de moto, encore moins d’un accompagnateur.

L’école se trouve à peine à 50 mètres de son domicile.D’un pas assuré, le petit écolier prend seul le chemin de l’établissement. Sur la route, il croise certainement d’autres enfants qui, comme lui, reprennent aujourd’hui le chemin de l’école.À Gbandidi, cette scène est presque ordinaire.

Dans ce village et dans plusieurs localités environnantes, les établissements scolaires sont souvent situés à proximité des habitations. Les enfants peuvent ainsi se rendre à l’école à pied, parfois seuls, sous le regard attentif de la communauté.Mais avant que les salles de classe ne retrouvent leurs occupants, il a fallu préparer les lieux.

Dès la veille, habitants, parents et membres de la communauté se sont mobilisés pour nettoyer l’école. Balais, houes et autres outils en main, chacun a apporté sa contribution pour rendre l’établissement propre et accueillant.

Une mobilisation qui témoigne de l’importance accordée à l’éducation dans cette communauté.Ce lundi matin, l’ambiance est donc particulière. Les cours reprennent, les enseignants accueillent leurs élèves et les cris joyeux des enfants viennent rompre le calme habituel du village.

À quelques centaines de kilomètres de là, à Lomé, la rentrée prend souvent une autre allure. Dans la capitale, nombreux sont les parents qui accompagnent leurs enfants à l’école, notamment les plus jeunes, en raison de la circulation et des distances parfois importantes.

À Gbandidi, Jojovi n’a pas besoin de cette escorte. Son école est à quelques pas de chez lui. Son sac bleu sur le dos, il avance avec enthousiasme vers une nouvelle année scolaire, comme des milliers d’autres enfants à travers le Togo.

La rentrée scolaire 2026-2027 est ainsi effective ce 14 septembre sur l’ensemble du territoire national. À cette occasion, le ministre chargé de l’Éducation a souhaité une bonne rentrée scolaire aux élèves et a appelé chacun à aborder cette nouvelle année avec sérieux et détermination.Pour Jojovi, l’année ne fait que commencer. Et derrière son petit sac bleu se dessine déjà, peut-être, le chemin d’un futur cadre du Togo.

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