Les habitants concernés par l’opération de déguerpissement envisagée par l’ANASAP ont été reçus, jeudi, par le maire du Golfe 4, Jean-Pierre Fabre. Au cours des échanges, l’édile a exprimé sa compassion face aux difficultés que traversent les populations concernées. Il a surtout réaffirmé sa volonté de poursuivre les discussions afin d’éviter toute mesure brutale.

Préoccupés par la perspective d’un déguerpissement annoncé par l’ANSAP plusieurs habitants du Golfe 4 ont sollicité une rencontre avec le maire Jean-Pierre Fabre. Les échanges, tenus dans une atmosphère empreinte de franchise, ont permis aux riverains d’exposer leurs inquiétudes et leurs attentes.
Sensibilisé aux conséquences humaines et sociales d’une telle opération, le maire a fait part de sa profonde désolation. « Je comprends les préoccupations des populations et je partage leur peine. Je vais reprendre les discussions avec l’ANASAP afin d’examiner les possibilités d’un nouveau report », a déclaré Jean-Pierre Fabre devant ses administrés.
Le premier responsable de la Mairie du Golfe 4 a assuré qu’il ne ménagerait aucun effort pour favoriser une issue concertée. Convaincu que le dialogue reste la meilleure voie pour préserver la paix sociale, il entend poursuivre les échanges avec les responsables de l’ANZAP afin de trouver une solution acceptable pour toutes les parties.
Selon plusieurs habitants présents à la rencontre, cette démarche témoigne d’une volonté de privilégier l’écoute et la concertation plutôt que des mesures susceptibles d’accentuer les tensions. Le maire a d’ailleurs rappelé que des initiatives similaires avaient déjà été entreprises par le passé pour défendre les intérêts des populations confrontées à des situations comparables.
Déterminé à poursuivre son plaidoyer, Jean-Pierre Fabre a réaffirmé son engagement à accompagner les populations dans cette épreuve. « J’ai déjà entrepris des démarches de ce genre et je continuerai à défendre les intérêts des habitants du Golfe 4. Il faut rechercher une solution dans la concertation et éviter toute forme de violence », a-t-il insisté.
En attendant l’issue des nouvelles discussions annoncées, les populations concernées espèrent qu’un compromis pourra être trouvé avec l’ANASAP, dans un esprit d’apaisement et de respect des préoccupations sociales.