Depuis plusieurs années, il est courant au Togo d’acheter des aliments chauds emballés dans des sachets ou films plastiques. Ce geste, apparemment anodin, présente pourtant des risques sérieux pour la santé. En effet, certains plastiques contiennent du bisphénol A, un composé reconnu pour ses propriétés cancérigènes. Ainsi, consommer régulièrement des aliments chauds dans ces emballages peut exposer les consommateurs à des maladies graves, notamment le cancer.
Introduits sur le marché dans les années 1950, les plastiques se sont progressivement imposés dans tous les aspects de la vie quotidienne. On les retrouve dans les emballages alimentaires, les ustensiles de cuisine, et même dans certains appareils électroménagers. Mais l’inquiétude majeure concerne leur utilisation à haute température.
Lorsqu’ils sont chauffés, les plastiques peuvent libérer des substances chimiques qui migrent vers les aliments. Beaucoup de ces composés sont des perturbateurs endocriniens, susceptibles de provoquer des effets néfastes sur la santé humaine et sur l’environnement. Des études récentes, comme celle menée par les chercheurs de PlasticHeal, montrent que les microplastiques présents dans certains sachets, par exemple ceux de thé, peuvent pénétrer les cellules intestinales et atteindre la circulation sanguine.
Au-delà des risques sanitaires, la pollution plastique constitue un problème environnemental majeur, menaçant le bien-être des générations futures.
Face à cette situation, il est urgent que l’État togolais renforce la sensibilisation sur les dangers de la consommation d’aliments chauds dans les sachets plastiques. Les campagnes d’information devraient également cibler les écoles, afin d’éduquer les enfants et adolescents sur ces risques et encourager de meilleures habitudes alimentaires.
La question des plastiques chauffés dans la cuisine est complexe, mais elle mérite toute notre attention. Avec une prise de conscience croissante des effets des microplastiques et des substances chimiques qu’ils contiennent, il est essentiel que chaque citoyen s’informe et adopte des pratiques plus sûres pour protéger sa santé.
