Dans de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest, les femmes jouent un rôle central dans l’activité entrepreneuriale, mais peinent encore à réaliser pleinement leur potentiel. L’un des obstacles majeurs à leur épanouissement reste l’accès limité au financement. On estime que 70 % des petites et moyennes entreprises dirigées par des femmes dans les pays en développement sont peu ou pas du tout soutenues par les institutions financières. Ce déséquilibre engendre un manque à gagner estimé à 42 milliards de dollars pour le continent africain.

Dans cette optique, la fondation SEPHIS a récemment organisé un meet-up qui s’est révélé bien plus qu’un simple rassemblement. L’événement a servi de cadre à une réflexion approfondie sur la manière de transformer l’élan entrepreneurial des femmes en un levier économique durable. Il a réuni un public composé de femmes entrepreneures, de bénéficiaires du programme Woman And Finance (WAF), ainsi que de personnalités du monde de la finance, parmi lesquelles Sibi Lawson, directrice générale par intérim du African Guarantee Fund (AGF).
selon la fondation, l’inclusion financière ne peut se résumer à l’obtention d’un crédit. Elle implique aussi un renforcement de la confiance en soi, un accès régulier à la formation, et surtout, la construction de réseaux solides entre femmes engagées. L’objectif est de développer un environnement propice à l’entraide, à la montée en compétences, et à l’accès équitable aux opportunités économiques.
Les femmes entrepreneures rencontrent encore de nombreuses difficultés pour accéder aux financements, notamment en raison de l’absence de garanties suffisantes. Cette réalité est particulièrement marquée dans les PME, souvent confrontées à un manque de moyens pour investir dans des équipements, satisfaire les exigences du marché ou intégrer des circuits de distribution plus larges.

C’est dans cette logique que le programme Woman And Finance trouve toute sa pertinence. Portée par la fondation SEPHIS, en partenariat avec l’AGF et Ecobank Togo, cette initiative propose bien plus qu’un accompagnement classique. Elle offre un appui ciblé pour aider les femmes à franchir les barrières liées à l’accès au crédit et à renforcer leur positionnement économique. L’implication active du African Guarantee Fund dans ce programme démontre qu’une convergence est possible entre les besoins spécifiques des entrepreneures et les objectifs des institutions financières.

Cette rencontre a aussi été l’occasion de rappeler une conviction essentielle portée par SEPHIS : les femmes ne demandent pas uniquement de l’assistance, elles ont besoin d’outils adaptés, de mentors expérimentés et d’un réseau solide qui reconnaît et soutient leur potentiel. La fondation entend poursuivre son engagement en ce sens, en multipliant les espaces de dialogue, de formation et d’accompagnement.

Le programme WAF se poursuit jusqu’en novembre 2025. Les candidatures restent ouvertes et peuvent être soumises directement sur le site officiel de la fondation.
