Au Togo, les autorités administratives semblent être décidées à mettre fin aux paiements informels qui alourdissent le coût des démarches administratives. Dans un communiqué daté du 9 février 2026, le préfet de Vo, Léguedé Kokou, rappelle que seuls les frais réglementaires de 15 000 francs CFA doivent être exigés dans le processus d’obtention des certificats d’origine.
Dans le document officiel, le représentant de l’État dénonce une pratique « contraire aux dispositions de l’arrêté interministériel n°08/MJ/MATDCL du 30 avril 2008 ». Selon ce texte, aucune autorité impliquée – chefs de village, chefs de canton, services de police ou de gendarmerie – ne doit percevoir de montants supplémentaires auprès des demandeurs.
Le préfet souligne que ces contributions parallèles, souvent réclamées à chaque étape des formalités, constituent une charge injustifiée pour les populations.
« Il est demandé à toutes les autorités (…) de ne rien percevoir auprès des demandeurs », insiste le communiqué signé par Kokou Leguede.
Le préfet de Vo précise que des dispositions existent pour garantir des ristournes aux autorités traditionnelles et administratives impliquées dans la procédure. Une manière de couper court aux arguments avancés pour justifier ces prélèvements informels.
Cette sortie s’inscrit dans un contexte plus large de rappel à l’ordre. Récemment, le préfet d’Agou avait lui aussi haussé le ton, menaçant de sanctions les agents qui exigeraient des frais supplémentaires aux citoyens dans l’établissement des pièces d’identité. Une déclaration qui avait trouvé un écho particulier auprès des usagers, régulièrement confrontés à des coûts non officiels.
Ces prises de position successives traduisent a priori une volonté affichée des autorités préfectorales de renforcer la transparence dans les services publics. Reste à savoir si ces rappels suffiront à faire évoluer des pratiques parfois bien ancrées dans certaines administrations locales.

