Le Mouvement Martin Luther King (MMLK), fidèle à sa mission de défense des droits des consommateurs et de veille citoyenne, tire la sonnette d’alarme face à la flambée inexpliquée des prix des motos constatée depuis plusieurs semaines sur le marché togolais.
L’organisation que préside, Pasteur Edoh Komi dit avoir été saisie par de nombreuses plaintes de citoyens inquiets devant une hausse brutale qui rend ces engins de plus en plus inaccessibles, alors qu’ils constituent le principal moyen de déplacement et un outil de travail essentiel pour des milliers de Togolais.
Selon les informations recueillies, la moto 110-2, qui était vendue il y a peu autour de 410 000 FCFA, est désormais proposée à près de 595 000 FCFA, soit une augmentation d’environ 200 000 FCFA en un laps de temps très court.
Cette flambée concerne plusieurs marques présentes sur le marché togolais et s’opère sans communication officielle, sans explication claire et sans justification économique accessible aux consommateurs.
parallèlement à cette hausse, certaines sociétés de vente ont mis en place des systèmes de paiement à crédit avec des taux de remboursement pouvant atteindre près de 50 %. Pour le Mouvement Martin Luther King, ces conditions sont excessives et s’apparentent à une exploitation financière de consommateurs déjà confrontés à la cherté de la vie.
Dans un contexte économique difficile, ces pratiques rendent l’accès à la moto encore plus compliqué pour les ménages et fragilisent davantage les travailleurs qui dépendent de ce moyen de transport pour exercer leurs activités.
Le Mouvement Martin Luther King indique avoir reçu de nombreuses plaintes de citoyens dénonçant une situation devenue préoccupante. Plusieurs consommateurs affirment ne plus pouvoir s’offrir une moto, tandis que des conducteurs professionnels redoutent une baisse de leurs revenus. D’autres dénoncent surtout l’absence totale de transparence dans la fixation des prix et demandent l’intervention des autorités compétentes.
En ce mois consacré aux droits des consommateurs, le MMLK interpelle officiellement le Ministère du Commerce et de la Consommation locale.
L’organisation demande au gouvernement de clarifier la structure des prix des motos vendues au Togo, de rendre publics les éléments justifiant ces augmentations, d’encadrer les systèmes de vente à crédit afin de protéger les consommateurs et d’aligner les pratiques commerciales nationales sur celles observées dans les pays voisins où les règles de transparence sont plus strictes.
Edoh Komi rappelle que l’accès à un moyen de transport abordable constitue un enjeu social majeur au Togo.
Il appelle les autorités à agir avec diligence, responsabilité et transparence afin de mettre fin à une situation qui pénalise lourdement les citoyens et menace l’équilibre économique de nombreux ménages.

