Doubler le niveau de vie des Togolais et faire reculer la pauvreté sous la barre des 15 %. C’est l’objectif ambitieux affiché par le président Faure Gnassingbé à l’ouverture du deuxième séminaire gouvernemental de l’année, consacré aux leviers d’accélération du développement du pays.
Réunis à Lomé pour deux jours de travaux, les membres du gouvernement planchent sur les conditions nécessaires à une transformation économique rapide du Togo. Un exercice de réflexion stratégique qui intervient alors que les autorités cherchent à franchir une nouvelle étape dans leur politique de développement.
Le cap fixé est clair : bâtir, d’ici à 2040, un pays plus prospère, capable d’offrir un meilleur niveau de vie à sa population tout en réduisant fortement les inégalités sociales. Pour y parvenir, l’exécutif entend s’appuyer sur des diagnostics réalisés avec le soutien de la Banque mondiale, mais aussi sur les expériences de plusieurs pays souvent cités comme modèles de réussite économique.
Le Vietnam, Maurice, la Corée du Sud ou encore l’Indonésie figurent ainsi au programme des échanges. Ces États ont en commun d’avoir réussi, en quelques décennies, à transformer leur économie grâce à des réformes structurelles, une industrialisation progressive et une forte capacité d’attraction des investissements.
Pour le président togolais, l’enjeu est désormais de tirer les leçons de ces expériences afin d’adapter les recettes de la réussite aux réalités nationales. « Anticiper, aligner, exécuter, mesurer », a résumé Faure Gnassingbé, présentant ce qu’il considère comme les piliers d’une gouvernance orientée vers les résultats.
Derrière cette formule, l’ambition est de renforcer l’efficacité de l’action publique et d’assurer une meilleure coordination entre les différentes politiques sectorielles. Les autorités souhaitent notamment accélérer la création d’emplois, améliorer la productivité de l’économie et renforcer les infrastructures nécessaires à la croissance.
Ce séminaire apparaît ainsi comme une étape importante dans la définition de la trajectoire économique du pays pour les quinze prochaines années. Reste désormais à traduire les ambitions affichées en réformes concrètes et en résultats mesurables pour une population qui attend avant tout une amélioration tangible de ses conditions de vie.
À l’horizon 2040, c’est donc le portrait d’un Togo plus riche, plus compétitif et moins marqué par la pauvreté que dessine aujourd’hui le chef de l’État. Un objectif ambitieux dont la réussite dépendra autant de la vision stratégique que de sa mise en œuvre sur le terrain.
