Nouvelle montée de tension sur la scène politique togolaise. L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) a dénoncé, jeudi 28 mai, des informations faisant état d’un possible dialogue politique en prélude à une révision de la Constitution.
Dans une déclaration officielle, le parti d’opposition dirigé par Jean-Pierre Fabre évoque une tentative de « diversion » visant, selon lui, à consolider le pouvoir du président Faure Gnassingbé.
À l’origine de cette prise de position, une tribune publiée récemment par Christian Eninam Trimua, universitaire et proche du pouvoir. Pour l’ANC, ce texte laisse entrevoir la volonté des autorités d’engager des ajustements constitutionnels susceptibles de prolonger durablement l’exercice du pouvoir.
L’opposition y voit une orientation politique préoccupante, estimant que ces initiatives pourraient s’inscrire dans une logique de verrouillage institutionnel.
L’ANC rappelle qu’elle avait déjà décliné, plus tôt dans l’année, sa participation au Cadre permanent de concertation, une instance de dialogue qu’elle juge peu crédible. Le parti redoute que les discussions évoquées ne servent qu’à entériner des décisions déjà arrêtées.
Dans sa déclaration, le parti d’opposition réaffirme ses priorités : respect de la souveraineté populaire, garantie de l’alternance politique, séparation des pouvoirs, organisation d’élections transparentes et indépendance des institutions. Il insiste également sur la nécessité de préserver les libertés publiques et de maintenir l’armée en dehors du champ politique.
Face à ce qu’elle considère comme un moment charnière, l’ANC appelle à la mobilisation des acteurs politiques et de la société civile. Elle invite également la communauté internationale à suivre de près l’évolution de la situation au Togo.
À ce jour, aucune confirmation officielle d’un dialogue politique n’a été communiquée par les autorités.
