La décision du gouvernement togolais d’augmenter les prix des produits pétroliers à la pompe suscite de vives réactions dans l’opinion publique et au sein de la classe politique. Entrée en vigueur le 27 mai 2026, cette mesure est vivement critiquée par l’opposition, qui dénonce une pression supplémentaire sur des populations déjà fragilisées par la cherté de la vie.
Dans un communiqué rendu public, l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) condamne une hausse qualifiée de « brutale » et « antisociale ». Le parti estime que cette décision intervient dans un contexte économique difficile, marqué par une inflation persistante et des conditions de vie précaires pour une large majorité de Togolais.
Selon l’ANC, cette augmentation des prix du carburant risque d’entraîner une hausse généralisée des coûts du transport, mais aussi des denrées alimentaires et des produits de première nécessité. Une situation qui pourrait aggraver davantage le quotidien des ménages, notamment dans les zones urbaines comme rurales.
Le parti d’opposition pointe également une contradiction : cette décision intervient alors que les cours du pétrole connaissent une tendance à la baisse sur le marché international. Pour ses responsables, cela soulève des interrogations sur les motivations réelles de cette mesure.
Autre sujet de préoccupation, la hausse du prix du pétrole lampant, largement utilisé comme source d’éclairage dans les zones rurales. L’ANC estime que cette augmentation pénalise particulièrement les populations n’ayant pas accès à l’électricité.
Pour l’heure, les autorités n’ont pas réagi officiellement à ces critiques. Mais cette nouvelle hausse pourrait raviver les tensions sociales dans le pays, où les questions liées au pouvoir d’achat restent particulièrement sensibles.
