Au Togo, une nouvelle étape est franchie dans le dossier des faux diplômes au sein de l’administration publique. Le ministre, Secrétaire général de la Présidence du Conseil, Ahoéfavi Johnson, a transmis au garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits humains, Pacôme Yaovi Amenyo Adjrouvi, une copie de l’arrêté portant licenciement de plusieurs fonctionnaires impliqués dans cette affaire.
Dans une correspondance datée du 5 mai 2026, le ministère de la Justice avait sollicité la transmission de ce document. En réponse, le Secrétaire général de la Présidence du Conseil a adressé une copie de l’arrêté n°1010/PC/MFPTDS/SG du 21 avril 2026, signé par le ministre de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social.
Le texte officiel prononce le licenciement de plusieurs agents de la fonction publique « sans suspension des droits à pension » pour des faits qualifiés de fraude, complicité de fraude, détention et usage de faux diplômes. Cette décision s’appuie notamment sur les rapports d’authentification des diplômes des intéressés, conformément aux dispositions du statut général de la fonction publique togolaise et de ses textes d’application.
L’arrêté dresse une liste nominative des agents concernés, accompagnée de leurs matricules ainsi que de leurs dates et lieux de naissance. Parmi eux figurent des fonctionnaires issus de différentes localités du pays, notamment Lomé, Tsévié, Atakpamé, Notsé, Kandé, Dapaong et Niamtougou, illustrant l’ampleur nationale du dossier.
La transmission de cet arrêté au ministère de la Justice laisse entrevoir la poursuite de la procédure sur le terrain judiciaire. Au-delà des sanctions administratives déjà prononcées, les autorités pourraient engager des poursuites pénales contre les personnes impliquées, si les faits sont établis par les juridictions compétentes.
Cette affaire s’inscrit dans la politique de moralisation de l’administration engagée par les autorités togolaises. Depuis plusieurs mois, des opérations de contrôle et de vérification des diplômes des agents publics sont menées afin de renforcer la crédibilité de la fonction publique et de lutter contre les fraudes documentaires.
