mercredi, 29 juillet 2026

Du dimanche soir au lundi 29 juin, une forte pluie s’est abattue sur Lomé et ses environs. Plusieurs zones du Grand Lomé se sont retrouvées sous les eaux, si bien que les déplacements des usagers ont été fortement perturbés.

Depuis quelques jours, dans certains quartiers, des flaques restent en place et l’eau semble y dominer. Profitant de cette situation inquiétante, certains habitants se croient malins : ils pompent l’eau des puisards pour la rejeter ensuite dans la rue.

Le 24 juin, le constat a été établi à Adidogomé dans la commune Golfe 7, près de l’école La Sirène,Là, des personnes installées dans une maison déversent l’eau provenant des puisards dans l’eau de ruissellement, ce qui entraîne une odeur déplaisante et met les riverains mal à l’aise.

À Gbényédzi, dans la commune Golfe 1, derrière l’église catholique, dans le couloir de l’école Renouveau, nous avons aussi été informés d’un cas : dans une habitation déjà inondée, les occupants pompent l’eau depuis plusieurs jours, sans que celle-ci ne finisse dans la maison. L’intérêt des voisins, renforcé par l’odeur et la teinte jaunâtre de cette eau, prouve clairement qu’il s’agit bien d’eau tirée des puisards.

Une telle conduite incivique ne gêne pas seulement les riverains au quotidien, elle favorise aussi la propagation de plusieurs maladies. Pendant ce temps, le gouvernement multiplie des initiatives via le ministère de la santé et de l’hygiène publique. Ces pratiques compromettent, en réalité, les efforts déployés par les autorités.

Les passants, les enfants—en somme, l’ensemble des personnes qui franchissent ces eaux couvertes de micro-organismes et de bactéries—propageront, à terme, des maladies.

Nous adressons donc une requête urgente aux municipalités, par l’entremise de leurs services chargés de l’hygiène et de la salubrité, afin de contraindre ces individus irresponsables à suspendre leurs agissements préjudiciables à la société

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