mercredi, 29 juillet 2026


Après la publication de la décision rendue par la Cour de justice de la CEDEAO, chacun ( politiques, société civile et juristes) fait des lectures différentes. Souhaitant répondre clairement à cette question, les responsables du Cadre national de concertation pour le changement (CNCC) ont choisi de tenir une conférence de presse ce 02 juillet 2026 à Lomé.

L’objectif est de fournir des éclaircissements à l’opinion nationale comme internationale au sujet de l’arrêt de la Cour.
Au cours de l’échange avec les journalistes, ce regroupement, qui rassemble notamment des juristes de premier plan comme le professeur Wolou (PSR) et Me Apévon (FDR), a exposé sa position. Selon ces intervenants, la CEDEAO aurait désavoué le gouvernement togolais concernant la modification constitutionnelle adoptée au Togo en 2024, qui a instauré la 5e République ; ils s’en disent satisfaits.


« Aujourd’hui, la Cour de justice de la CEDEAO a rendu sa décision, et elle a reconnu solennellement la position du peuple togolais. Grâce à cette prise de position marquante, le coup d’État constitutionnel est désormais qualifié et admis comme tel par le droit international (…) Aujourd’hui, nos actions, celles que nous menons avec les autres, ainsi que la résistance du peuple contre l’arbitraire, ont fini par porter leurs fruits », souligne le CNCC, via sa déclaration publiée.

De son côté, Me Dodzi Apevon, président des Forces démocratiques pour la République (FDR), parle « d’un appui de taille », « même si la Cour n’est pas allée plus loin ».
La nouvelle configuration du rapport de forces, semble-t-il, a touché Jean-Lucien Sanvi de Tové : il a été sollicité par l’opposition, lui-même présenté comme le « Président de la République, chef de l’État et symbole de l’unité nationale », afin de « tirer toutes les conséquences juridiques et politiques de cet arrêt ». En parallèle, le collège d’avocats, ainsi que quatre structures, a adressé un courrier au Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine.

Aussi, la Commission de l’Union africaine et le Conseil des Sages de l’Union africaine ont été informés, pour qu’ils assument pleinement leurs obligations dans le contexte de la crise togolaise.

Au Cadre, l’objectif consiste à valoriser au maximum ce résultat intermédiaire. « Nous n’avions rien de concret entre les mains (…) La Cour a tranché et dit qu’il y a violation de la Constitution au sens de l’article 23 de la Charte africaine sur la démocratie, les élections et la gouvernance (…) Nous devons nous servir de cet arrêt comme base de nos actions futures, politiques, judiciaires, diplomatiques », affirme Jean-Pierre Fabre, Président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC).

Dans cet esprit, le CNCC invite le peuple togolais à se rassembler et lance « un appel vibrant et patriotique à toute la population et à l’ensemble des forces vives engagées dans la résistance, à participer massivement au grand meeting populaire qui se tiendra le dimanche 12 juillet 2026 à Vogan à partir de 14H ». « Ce n’est que par la résistance que nous arriverons à bout de ce système, qui n’apporte d’ailleurs rien au pays » a martelé Me Dodzi Apévon

Le Cadre National de Concertation pour le Changement au Togo ( CNCC) regroupe, entre autres, des formations politiques telles que l’ANC, le FDR, l’ADDI, le PSR, ainsi que Front Citoyen Togo Debout, qui est une organisation de la société civile togolaise dirigée par le professeur David Dosseh

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