À Dakar, le président de l’Union internationale de la presse francophone (UPF), Loïc Lawson, a appelé à la mise en place d’un Pacte africain pour la liberté de la presse. Une initiative qui vise à renforcer la protection des professionnels des médias et à mieux garantir l’exercice du journalisme sur le continent.
La deuxième édition du Salon international des médias d’Afrique (SIMA) a réuni à Dakar quelque 120 délégations issues de plus de 35 pays autour du thème : « Bâtir un écosystème médiatique souverain et performant en Afrique ». Parmi les sujets abordés, la liberté de la presse et la sécurité des journalistes ont occupé une place importante.
À cette occasion, Loïc Lawson a présenté une proposition de Pacte africain pour la liberté de la presse, destinée à apporter des réponses concrètes aux difficultés rencontrées par les journalistes dans l’exercice de leur métier.
Le projet s’articule autour de trois axes majeurs. Le premier porte sur la dépénalisation des délits de presse à l’horizon 2028. Le deuxième vise à améliorer les garanties professionnelles et sociales des journalistes. Le troisième prévoit la création d’un mécanisme continental d’alerte permettant de réagir rapidement en cas d’arrestation d’un professionnel des médias.
Pour le président de l’UPF, l’enjeu est de réduire l’écart entre les principes consacrés par les textes et les réalités auxquelles les journalistes sont confrontés sur le terrain.
« Aujourd’hui en Afrique, la liberté de presse est proclamée dans les constitutions, mais pas garantie dans les tribunaux ni dans les rédactions », a-t-il déclaré.
À travers cette initiative, Loïc Lawson entend placer la protection des journalistes au cœur des réflexions sur l’avenir des médias africains. Au-delà de la reconnaissance formelle de la liberté de la presse, la proposition met l’accent sur les conditions concrètes nécessaires à son exercice, notamment la sécurité juridique, la protection sociale et la capacité à intervenir face aux arrestations.
Reste désormais le défi de la concrétisation. La mise en œuvre du Pacte dépendra notamment de l’adhésion des États, de la définition de mécanismes de suivi et de l’identification de financements adaptés. Autant de conditions nécessaires pour transformer cette proposition en un dispositif continental opérationnel.
La participation de Loïc Lawson au SIMA 2026 aura ainsi été marquée par la mise en avant d’un chantier majeur pour les médias africains : faire de la liberté de la presse un principe effectivement garanti et de la protection des journalistes une responsabilité partagée à l’échelle du continent.
