Selon des informations recueillies auprès de sources proches du dossier, la militante et sage-femme Grâce Koumayi Bikoni a été déposée à la prison civile de Lomé dans la soirée du lundi 6 octobre, aux environs de 19 heures. Cette décision fait suite à un mandat de dépôt émis par le parquet après plusieurs jours de garde à vue.


Interpellée le 3 octobre 2025 à son domicile à Agoè-Nyivé par des agents du Service central de recherches et d’investigations criminelles (SCRIC), Mme Koumayi Bikoyi a été accusée d’ « appel à la révolte » et « tentative d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État ». D’après les premières informations, il s’agirait de propos tenus sur les réseaux sociaux, considérés comme subversifs par certains responsables sécuritaires.


L’arrestation de Grâce Koumayi Bikoni a suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux et au sein de la société civile togolaise, plusieurs organisations réclamant sa libération immédiate ou, à défaut, un procès équitable et transparent.


Pour l’heure, aucune communication officielle du parquet de Lomé n’a été rendue publique concernant les motifs précis de cette détention préventive.
Des observateurs estiment toutefois que cette affaire relance le débat sur la liberté d’expression et le traitement judiciaire des activistes au Togo.

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