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Tentative de coup d’État avortée au Bénin : retour sur une matinée de confusion - Lexpressnews
vendredi, 23 janvier 2026

Le Bénin s’est réveillé dans la stupeur, dimanche 7 décembre 2025, après l’apparition à l’antenne de la télévision publique de soldats se revendiquant du Military Committee for Refoundation (CMR). En uniforme et visiblement organisés, ils ont annoncé avoir « destitué » le président Patrice Talon, dissous les institutions et fermé les frontières du pays. À leur tête, ils ont présenté un lieutenant-colonel, Pascal Tigri, désigné comme chef d’un prétendu « comité de refondation ».

Peu après cette déclaration, le signal de la chaîne nationale a été brutalement interrompu. Dans la capitale, des coups de feu ont retenti autour de la résidence présidentielle, tandis que plusieurs quartiers stratégiques, dont les abords du palais et certains hôtels de luxe, étaient bouclés. La situation est restée confuse pendant plusieurs heures, poussant la CEDEAO et l’Union africaine à réagir immédiatement.

Un coup de force très vite neutralisé

La tension a commencé à retomber en fin de matinée, lorsque le ministre de l’Intérieur, Alassane Seidou, est apparu à la télévision nationale. Il a affirmé que la tentative de putsch avait été « mise en échec », évoquant l’arrestation d’un « petit groupe de soldats » impliqués dans l’opération. Les forces armées régulières, a-t-il précisé, avaient « restauré l’ordre » et « repris le contrôle des installations stratégiques ».

Selon les premières informations officielles, une quinzaine de militaires auraient été interpellés. Le ministre a assuré que « les institutions légitimes fonctionnent normalement » et que le pays est « entièrement sous contrôle ».

Dans son message, le gouvernement a voulu rassurer une population surprise et inquiète, confirmant que le chef de l’État se trouvait en sécurité et que l’armée restait fidèle à la Constitution. « Le gouvernement invite les populations à vaquer normalement à leurs occupations », a conclu Alassane Seidou.

Cette tentative de déstabilisation intervient dans un climat politique tendu, à quelques mois de l’élection présidentielle d’avril 2026. Patrice Talon, qui achève son second mandat, ne peut légalement pas se représenter, et les spéculations sur sa succession alimentent depuis plusieurs mois les discussions politiques.

La condamnation immédiate de la communauté internationale

La réaction de la communauté internationale ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué diffusé dans les heures suivant l’annonce des mutins, la CEDEAO a condamné « fermement » la tentative de prise de pouvoir, dénonçant un acte « anticonstitutionnel » et une « subversion de la volonté du peuple béninois ». L’organisation a tenu les auteurs du putsch pour responsables de toute éventuelle perte en vies humaines et a réaffirmé son soutien total au gouvernement légitime, évoquant la possibilité de recourir à « tous les moyens nécessaires », y compris un appui sécuritaire renforcé.

L’Union africaine a également réagi par la voix de son président de Commission, Mahmoud Ali Youssouf, condamnant « avec la plus grande fermeté » cette initiative qu’elle qualifie de « violation grave des principes démocratiques ». L’UA a exigé le retour immédiat des mutins dans leurs casernes et réaffirmé son soutien à Patrice Talon ainsi qu’aux institutions béninoises. Elle a indiqué être prête à accompagner le pays dans la restauration complète de l’ordre constitutionnel.

Une crise révélatrice de tensions latentes

Si l’opération a été rapidement déjouée, cet épisode met en lumière certaines fragilités au sein d’un pays longtemps présenté comme un modèle de stabilité en Afrique de l’Ouest. Les motivations des mutins restent floues, mais plusieurs observateurs évoquent un mécontentement dans certains segments de l’armée, des frustrations liées à la situation sécuritaire dans le nord du pays, ou encore les tensions liées à la perspective de la présidentielle de 2026 et à la question de la succession de Patrice Talon.

Pour autant, la réaction rapide des forces régulières, la cohésion affichée par la hiérarchie militaire et la mobilisation immédiate des partenaires régionaux apparaissent comme des éléments rassurants pour la solidité des institutions béninoises. Reste désormais à comprendre les ressorts de cette tentative de putsch et à déterminer si elle révèle des fractures plus profondes au sein de l’appareil sécuritaire.

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