À Glidji, dans le sud-est du Togo, le peuple Guin a célébré ce jeudi la prise de la 363ᵉ pierre sacrée. De couleur blanche cette année, elle est interprétée par les prêtres Gê Yéhoué comme un signe de paix pour la nouvelle année traditionnelle.

À Glidji, le silence laisse progressivement place aux chants et aux rites. Comme chaque année, les regards sont tournés vers le sanctuaire où doit être révélée la pierre sacrée.
Jeudi, au terme de la cérémonie, c’est une pierre de couleur blanche qui a été dévoilée. Un signe particulièrement attendu par les fidèles et les dignitaires du peuple Guin.
Selon les prêtres Gê Yéhoué, cette couleur porte un message de paix. La pierre appelle les populations à préserver l’entente, à privilégier le dialogue et à renforcer l’unité au sein des communautés.
La cérémonie de la prise de la pierre sacrée, appelée Epé-Ekpé marque traditionnellement le début de la nouvelle année en pays Guin. Elle constitue l’un des principaux rendez-vous culturels et spirituels de la communauté.

À Glidji, la cérémonie rassemble chaque année les fils et filles du pays Guin, mais aussi des représentants de la diaspora, des chefs traditionnels ainsi que des autorités politiques, administratives et locales.
Au-delà du caractère religieux du rituel, la prise de la pierre sacrée est aussi un moment de rassemblement. Elle permet de renouveler les vœux de paix, de prospérité et d’unité.
Pour cette 363ᵉ édition, le message délivré autour de la pierre blanche est donc sans ambiguïté : préserver la paix et rester unis

Dans un contexte où les sociétés sont confrontées à de nombreuses tensions, les autorités traditionnelles invitent ainsi chacun à faire du dialogue et de la cohésion des priorités.
À Glidji, la pierre sacrée a donc livré son message. Une pierre blanche, symbole de paix, qui ouvre une nouvelle année dans le calendrier traditionnel Guin.
