À l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse célébrée ce 3 mai 2026, le Mouvement Martin Luther King (MMLK) a publié une déclaration de soutien à la presse togolaise, africaine et de la diaspora. Dans ce texte au ton engagé, l’organisation estime qu’« il n’y a pas de paix sans presse libre » et appelle à des réformes immédiates pour améliorer les conditions de vie et de travail des journalistes.
Placée cette année sous le thème international « Façonner un avenir de paix », cette journée mondiale est, selon le MMLK, l’occasion de rappeler qu’aucune démocratie ne peut prospérer sans médias indépendants, ni sans professionnels « vivants, protégés et respectés ».
Si le Togo compte aujourd’hui de nombreux organes de presse, le mouvement dénonce une réalité sociale plus sombre. « Derrière l’arbre de la liberté se cache la forêt de la précarité », écrit le MMLK, qui dit avoir entendu le « cri de détresse » des journalistes.
L’organisation estime que les professionnels des médias défendent régulièrement les causes des autres sans parvenir à faire valoir leurs propres droits.
Dans sa déclaration, le MMLK formule quatre exigences principales. La première concerne la mise en place immédiate d’une convention collective pour le secteur. Le mouvement rappelle que cette mesure avait été recommandée lors des États généraux de la communication en janvier 2022. Quatre ans plus tard, il s’interroge sur son absence et appelle les patrons de presse à agir. « La paix sociale commence par le salaire », insiste le texte.
Deuxième demande, une carte de presse offrant de véritables avantages sociaux. Le MMLK réclame notamment une assurance maladie, des allègements fiscaux sur les intrants, ainsi que des réductions sur les transports et l’hôtellerie. Il invite également la Haute Autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) à délivrer un document plus durable et protecteur.
L’autre revendication est relative à l’application intégrale des recommandations issues des États généraux de 2022, notamment celles liées à la viabilité économique des entreprises de presse.
Enfin, le mouvement appelle à une plus grande unité de la corporation journalistique. Il regrette les divisions internes souvent liées aux lignes éditoriales et exhorte les professionnels à « faire front » pour défendre ensemble leurs intérêts.
Le MMLK annonce déjà une nouvelle mobilisation le 28 mai 2026 à Lomé, où il entend transformer ces quatre exigences en « engagements publics devant la Nation ».
